# ŒUVRE

TANÏN | pièce pour flûte alto et électronique en temps réel | 6 min | 2010

Flûte alto : Ayako Okubo
Date et lieu de création : (l'ancienne version intitulée Pénombres et particules) Février 2008, Paris
Réalisateur informatique musical : Alireza Farhang

Tanïn pour flûte en sol et électronique a été créée en février 2008 par Sylvine Renard au studio 5 de l’Ircam sous le titre de Penombres et particules. Après une première révision Ayako Okubo l'a interprété en mai 2008 au sein du conservatoire de Strasbourg. La version finale de la pièce, Tani?n, a été créée en mai 2010 par Cécile Daroux à l'occasion du Festival les musiques / Marseille du GMEM.
Le noyau harmonique de la composition est un accord qui prend sa forme entière a la fin de la pièce. Elle est donc, au point de vue “harmonique”, statique. Tout se construit autour de la note Ré (La en son réel) du registre grave de flûte. Cette note se déploie au fur et à mesure que la pièce avance pour enfin construire cet accord annonçant la section finale de la pièce.
Quant à l’aspect rythmique, la pièce s'inspire du poème de Sohrab Sepehri, le célèbre poète iranien. À l'aide de l’application d’Open Music un catalogue des figures rythmiques a été créé à partir de l’analyse de lecture du texte et la détection des moments transitoires et des attaques. Le corps rythmique de la pièce est donc une sélection de ces figures. Les changements de vitesse de lecture qui est la conséquence de l’expression du lecteur crée une sorte d'agogique. Ces ralentissements et accélérations sont la base formelle de Tanïn.
L’électronique est servi tantôt comme l'extension sonore de la flûte et de la voix, tantôt comme un moyen pour affecter les activités rythmiques de la pièce. L’écriture instrumentale est l’avant plan et le son synthétisé ou traité est la conséquence des gestes de l'interprète. La spatialisation est configurée de sorte que l’attention du public se converge plutôt vers la scène. Le bruit blanc est le matériel principal de la partie électronique ainsi que la partie instrumentale. La partie bruitée du son de flûte est séparée en temps réel de la partie harmonique. Le résultat de cette traitement est un bruit filtré qui est servie comme un matiere sonore de l’électronique. Il est dilaté, compressé, retardé, coloré et spatialisé en temps réel par le programme Max/MSP.

# BIO

ALIREZA FARHANG
compositeur | vit et travaille à Paris
alireza_farhang@yahoo.fr

Alireza Farhang entame ses premières leçons de musique à l’âge de six ans aux côtés de son père . Il poursuit des études de piano auprès d’Emmanuel Melikaslanian et Raphael Minaskanian et fréquente l’université de Téhéran qui lui assure une formation en composition avec Alireza Machayeki. La rencontre avec ce dernier lui révèle des aspects importants et décisifs quant à son univers musical. Suite à la réussite de ses études, il enseigne à l’université de Téhéran et fonde sa propre école de musique. C’est en 2002 qu’il choisira d’approfondir ses études auprès de Michel Merlet à l’École Normale de Musique de Paris. Bénéficiant de la bourse Albert Roussel, il obtient ses diplômes supérieurs en composition et en orchestration. Il poursuit également le cursus de composition avec Ivan Fedele au CNR de Strasbourg. À l’occasion d’un master class à la Villa Medici, il bénéficie des cours de Brice Pauset et Joshua Fineberg. C’est lors du festival d’Acanthes en juillet 2006, où l’Orchestre National de Lorraine a joué sa pièce, qu’Alireza rencontre Toshio Hosokawa, Olga Neuwirth et Gérard Pesson ainsi que Michael Jarrell et Yan Maresz en juillet 2007. Actuellement il prépare sa thèse de musicologie à l’OMF de la Sorbonne (Paris IV) sous la co-direction de Marc Battier et Tristan Murail. Sa thèse portant sur « l’intégration des éléments musicaux des cultures extra-européennes dans la musique basée sur le timbre ». Il a été sélectionné afin de poursuivre le nouveau cursus européen (ECMCT) qui se déroule à IRCAM en partenariat avec Technische Universität, Universität der Künst et Hochshule für Musik Hanns Eisler à Berlin.
Sa musique est sollicitée dans plusieurs festivals en France et à l’étranger (Festival Musica à Strasbourg, Festival d’automne à Paris, Festival Inventionen à Berlin, Gaudeamus Muziekweek à Amsterdam…) et par Nieuw Ensemble, Ensemble Alternance, Ensemble Mosaik, Quatuor Arditti, Ensemble Klang, Kronos Quartet, NGQ etc.
Lauréat du concours Sirar du 9ème et 10ème festival international du film d’Aubagne, Alireza est aussi familier avec la composition de musique de film.
La musique traditionnelle persane a une forte influence sur son œuvre. Une vaste étude portant sur la structure du son lui permet de révéler certains rapports psycho-acoustiques quant au répertoire mélodique de la musique persane. Sa double formation en musique occidentale et musique persane lui a mené à conjuguer ces deux univers musicaux.

AYAKO OKUBO
interprète, flûtiste | vit et travaille à Strasbourg
ayakofl@hotmail.com

Ayako Okubo (Japon/France) débute son apprentissage de la flûte a l’age de dix ans, avec Koji Okubo et Hiroshi Koizumi.
Elle a étudie par la suite (cours DM et UM) a la Hogeschool van Arnhem voor kunsten avec Machiko Takahashi, puis au Conservatoire Royal d’Amsterdam avec Abbie de Quant, ou elle obtient, en mai 2005, son Bachelor diploma. Depuis 2005, elle étudie au Conservatoire de Strasbourg dans les classes de Mario Caroli et Armand Angster qui lui permettent d’obtenir en 2008, un diplôme de spécialisation avec la meilleure mention. Elle est récipiendaire de la bourse d’étude de la Fondation Rhom 2006.
Elle travaille avec l’ensemble Accroche note et pusieures autres groups. En ensemble, en musique de chambre ou en soliste, elle a participé à plusieurs festivals de musique contemporaine tel que Musica (Strasbourg), Die Klugste Nacht Des Jahres (Allemagne, Berlin-Potsdam), Akiyoshidai Summer Festival (Japan, Akiyosidai), Taksefu international music festival (Japan, Fukui) Et a travaillé avec les compositeurs Joji Yuasa, Toshio Hosokawa, Ivan Fedele, Frank Denyer, Chikage Imai, Arileza Farhang, Maurilio Cacciatore et beaucouo d’autres ainsi qu’avec les chefs d’orchestre Lucas Vis, Chosei Komatu (Osaka philharmonic Orchestra).

PRÉCÉDENT